La sécurité du territoire dépendant de l’engagement des gardes-frontière n’est plus garantie à Genève, contrairement aux promesses du Conseil fédéral en prévision du vote sur l’Accord de Schengen. C’est la nuit, quand une proportion importante des délits sont commis, que la situation est la plus grave. Il n’y a en effet plus qu’une douzaine de gardes-frontière qui patrouillent dans le canton, et seul le poste de Bardonnex est gardé 24h/24. Cette situation doit changer. Elle peut changer, dans le respect de l’Accord de Schengen qui permet d’abord la libre circulation des personnes honnêtes.
Deux mesures sont proposées à cet effet sur le plan fédéral par le PLR , à mon initiative.
La première mesure consiste à augmenter d’environ 150 gardes-frontière l’effectif protégeant le canton. Ce chiffre correspond au nombre de gardes-frontière affectés depuis 2008 au contrôle des passagers arrivant à l’aéroport. Une cinquantaine est déjà en formation. Reste à en engager une centaine de plus en leur offrant des conditions attrayantes.
La seconde mesure revient à installer un contrôle électronique des véhicules franchissant la frontière. Il en existe déjà un exemple, à la douane de Perly ; d’autres sont en commande, mais ils ne suffiront pas à équiper tous les points de passage. Or ces équipements sont indispensables pour détecter, par exemple, les véhicules volés. Leur pose systématique s’impose. La frontière ne peut être faite de trous par lesquels s’engouffrent les délinquants.



