Pour produire l’énergie nécessaire tout en préservant l’environnement, tous les maillons de la chaîne sont concernés. Il faut tout à la fois optimiser notre consommation, maintenir notre autonomie, augmenter significativement notre production d’énergies « propres », mais aussi former des ingénieurs en suffisance, développer notre capacité de stockage et étendre les réseaux de distribution. Un chantier titanesque qui sera immanquablement jalonné par de nécessaires arbitrages.
Assurer notre autonomie énergétique en préservant le climat et l’environnement est le défi de ce 21e siècle. Si les percées scientifiques sont encourageantes, leur mise en œuvre ne seront possibles que grâce à des mesures pragmatiques et échelonnées. Or, le débat énergétique est trop souvent pollué par les partisans de la décroissance, qui justifient ainsi leur action. En focalisant sur les seuls bienfaits climatiques du solaire ou de l’éolien ou en condamnant notre société de consommation, les vrais enjeux comme la pénurie d’électricité, la croissance démographique ou le ralentissement économique sont soigneusement occultés.
Energie et environnement sont intimement liés. Sans énergie, pas de prospérité; sans cadre donné à ce développement, pas de salut pour notre environnement. La croissance c’est aussi le changement. En matière environnementale, nous voulons une croissance qui développe des emplois diversifiés et qui précisément ne péjore pas notre environnement.
Une économie respectueuse de l’environnement
Le PLR se soucie depuis toujours de l’environnement, ce n’est pas un phénomène de mode. Le patrimoine naturel est inné, constitutif des valeurs fondamentales du libéralisme depuis toujours. La conscience du respect que nous lui devons est antérieure à l’émergence de l’écologie moderne. Dans la tradition libérale genevoise, des scientifiques comme Trembley, Bonnet, Pictet, de Saussure, Senebier de Candolle, de la Rive ou plus proche de nous Hainard figurent parmi les dépositaires de notre attachement à la nature.
Mais nous avons aussi le souci de l’économie, car rien n’est possible sans l’économie. Il faut une économie saine qui puisse offrir de l’emploi de qualité. Lorsqu’une société ne peut plus offrir d’emploi, elle dysfonctionne et ne peut mettre en œuvre aucune politique de manière globale et durable.
Une politique environnementale qui préserve l’emploi et l’approvisionnement énergétique
La politique environnementale est créatrice d’emplois, ce sont les emplois de demain qui permettront de relever les nombreux défis environnementaux et énergétiques. Pour créer ces emplois, nous devons assurer notre accès à l’énergie à des coûts supportables, pour le particulier comme pour les entreprises.
Aujourd’hui, les carburants fossiles (mazout, essence, gaz naturel) couvrent les deux tiers du total des besoins en énergie de la Suisse. Afin de diminuer les émissions de CO2 et préserver le climat, nous devons réduire substantiellement le recours à ces combustibles. Ainsi, l’électromobilité (véhicules électriques) pour les transports publics et privés, et la géothermie (pompe à chaleur) pour le chauffage sont les deux piliers d’une politique climatique conséquente.
L’électricité s’inscrit comme la seule alternative aux énergies fossiles. Elle permet de préserver le climat et l’économie.
Une politique énergétique rationnelle, couvrant les besoins
Défi n°1 : Assurer l’approvisionnement adéquat en électricité
Il est nécessaire de viser une autonomie énergétique maximale pour assurer les bases d’un approvisionnement fiable, à un coût optimal.
Défi n°2 : Augmenter massivement notre production d’électricité « propre »
Il est urgent d’accorder une priorité aux types de production assurant le meilleur rendement par franc investi.
Défi n°3 : Lutter contre le gaspillage énergétique
Il faut encourager les investissements par des allègements fiscaux pour l’assainissement systématique de tous les bâtiments.
Défi n°4 :Augmenter notre capacité de stockage et étendre les réseaux intelligents
Il faut de nouvelles centrales de pompage-turbinage permettant d’accumuler les quantités d’électricité excédentaires et de les restituer en peu de temps.
II faut étendre aujourd’hui les réseaux de transport et de distribution intelligents, adaptés à la production plus fractionnée et décentralisée.
Défi n° 5 : Maintenir notre compétitivité
Il faut former des ingénieurs, capables de développer la production d’énergie d’origine renouvelable et d’étendre les réseaux qui la distribueront.
Condition sine qua non: Favoriser les initiatives individuelles des entreprises et des privés
Enfin, la confiance des investisseurs se gagnera par une volonté politique claire. Un assouplissement maîtrisé des normes et la facilitation de la mise en œuvre des projets, trop souvent contrecarrés par des lourdeurs administratives sont impératifs à un moment où nous avons l’ambition de produire 40 fois plus d’énergies renouvelables qu’actuellement.
L’énergie, c’est l’affaire de tous ! Chacun peut y contribuer en opérant des choix au quotidien. Que l’on soit propriétaire ou locataire.
Il faut faciliter les initiatives individuelles en levant les entraves administratives


