
Après avoir plébiscité Nicolas Sarkozy à la présidentielle, les Français de Suisse ont réaffirmé leur ancrage à droite lors du premier tour des législatives le 3 juin : la candidate de l’UMP, Claudine Schmid, est arrivée largement en tête, avec 34% des suffrages.
La candidate socialiste, Nicole Castioni, a tout de même obtenu 27% des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour le 17 juin. Les 19 autres candidats sont arrivés loin derrière, deux seulement passant la barre des 5%.
« Face à 21 candidats, les Français de Suisse ont compris l’importance de l’appartenance à un parti proposant des choix de société clairs », analyse Claudine Schmid. « A cela, il faut ajouter ma forte présence sur le terrain. Même si les médias comptent, surtout dans une circonscription où l’électorat est dispersé, rien ne remplace le contact humain. »
Forte de ses deux mandats de présidente des associations françaises de Suisse et ses douze ans à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) en tant qu’élue de Suisse, Claudine
Schmid bénéficiait d’un important réseau de soutiens dans le pays tout entier. Cela lui a conféré un net avantage sur les candidats à ancrage essentiellement cantonal.
« C’est tout naturellement que le PLR soutient Claudine Schmid, car elle est la seule capable de fédérer les Français de toute la Suisse », a déclaré Philipp Müller, président du PLR, dans un communiqué qui n’est pas passé inaperçu. Il a encouragé tous nos membres et sympathisant binationaux à voter en sa faveur.
Claudine Schmid a aussi réussi à intéresser les médias malgré la prolifération de candidatures, elle a écrit des éditoriaux dans certains grands journaux comme Le Temps et 24 Heures et elle a fait un bon usage des médias sociaux, postant deux films sur YouTube, alimentant un blog et des comptes Facebook et Twitter.
Mais la seule candidate de droite encore en course n’est pas encore installée au Palais Bourbon pour autant. Même si elle est clairement la favorite, il lui faut encore remporter le deuxième tour le 17 juin contre la candidate socialiste.
Le second tour sera un affrontement gauche/droite plus classique. Il s’agira pour la candidate de l’UMP de mobiliser la majorité de Français de Suisse qui vote à droite. Comme dans le reste du monde, le taux de participation au premier tour a été faible. Ces élections sont pourtant d’une grande importance politique. La liberté d’action du gouvernement Hollande dépendra effectivement de son contrôle de l’Assemblée nationale pour passer ses projets de lois. Le PS contrôlant l’Elysée, le Sénat et une majorité des conseils généraux et de grandes mairies de France, c’est la dernière possibilité pour la droite de lui opposer un contre-pouvoir.
« Les premiers pas du gouvernement Hollande ont déjà montré qu’il attachait davantage d’importance aux prochaines élections législatives qu’aux prochaines générations. Au lieu de poursuivre les réformes structurelles dont notre pays a tant besoin pour retrouver sa compétitivité internationale, il fait des cadeaux électoralistes que le pays ne peut pas se permettre, attendant juillet-août pour en annoncer les conséquences fiscales.
C’est pour mettre le nouveau gouvernement face à ses responsabilités qu’il faut une forte présence de la droite républicaine à l’Assemblée nationale. Le 17 juin, il s’agira de voter en fonction de choix de société. J’appelle tous ceux qui privilégient la responsabilité à l’opportunisme politicien, le travail à l’assistanat, la liberté à la dépendance et l’équité à l’égalité à se joindre à moi. »
Il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bonne chance, et bonne route pour Paris le 18 juin.


