Je défends les entreprises et j'assume

Il a suffi de poster sur Facebook une affichette montrant le visage de cinq candidats PLR (dont l'auteur de ces lignes) sous le slogan « Dédiés à l'économie » pour s'attirer les foudres (c'est la saison en même temps !) d'une candidate de la gauche dure clamant que « le libéralisme n'a pas le monopole du mot économie », paraphrasant – de manière cocasse, mais un peu « datée »– un ancien président de la République française … de droite.

Et la candidate de poursuivre : on va voir ce qu'on va voir, l'extrême-gauche va revenir au Grand Conseil le 6 octobre et il en sera fini de ceux qui sont au service de « la voracité de quelques requins », des « gros actionnaires des grosses sociétés » et des « sociétés de trading qui (…) sont des grosses vilaines antipathiques qui puent du bec » (sic). Tant de clichés en si peu de lignes !

Quelques précisions s'imposent donc.

Défendre l'économie, c'est naturellement défendre les quelque 300 grandes entreprises qui assurent plus de 79'500 emplois à Genève mais c'est aussi - et surtout défendre - les 20'958 PME qui représentent 98,6% des entreprises à Genève et qui fournissent près de 150'000 emplois (OCSTAT,chiffres de 2008). C'est défendre les branches qui sont les plus gros contribuables du canton (services financiers, commerce de gros, horlogerie), mais aussi le commerce de détail, par exemple.

Défendre l'économie, c'est défendre l'économie locale, l'économie des ressources, la diversité du tissu économique. C'est aussi s'engager pour un Etat économe et des finances publiques saines.

Défendre l'économie, c'est défendre les entrepreneurs qui créent des emplois et assurent, grâce à leurs impôts, le filet social dont les mailles sont bien serrées à Genève. Ce n'est pas cautionner de rares dérives, par exemple les parachutes dorés.

Défendre l'économie, c'est défendre toutes les entreprises de manière équilibrée, parce qu'il n'y a pas d'un côté les gentilles entreprises sociales et solidaires, la jolie économie verte et de l'autre les gros vilains riches et la méchante économie qui pollue.

Défendre l'économie, c'est enfin défendre les contribuables, qui paient beaucoup d'impôts tandis que 30% des citoyens n'en payent du tout.