Trop facile de mettre le doigt sur les problèmes sans apporter une once de solution ! trop facile de mélanger tous les problèmes de Genève (financement des écoles, dette du canton, etc.) pour justifier de refuser que le canton co-finance, à hauteur de 3,19 millions de francs la constructionde 5 parkings d'échangeen France voisine. En réalité, il faut que les électeurs acceptent ce projet soumis au vote le 18 mai, car il s'agit d'un projet utile, surtout pour nous les Genevois.
Le projet s'inscrit dans le cadre du projet d'agglomération 2e génération, qui prévoit une enveloppe de 240 millions destinés au financement de projets transfrontaliers. Afin d'assurer une légitimité politique à ces derniers, Genève a décidé de faire accepter chaque proposition par le Grand Conseil. Dans le cas présent, tous les partis ont approuvé le projet, à l'exception du MCG, référendaire. L'UDC l'a ensuite rejoint dans le camp des opposants.
Si Genève a décidé de participer à ce projet, c'est parce qu'il aura un impact direct et conséquent sur le canton. En effet, les parcs-relais prévus seront situés à proximité immédiate de la frontière et d'axes routiers structurants. Destinés à accueillir un millier de voitures, ils déchargeront d'autant les routes du canton, puisque ce sont autant de véhicules qui ne viendront plus grossir les embouteillages.
L'intérêt de Genève ne s'arrête à la question de la circulation, il est également financier. Les terrains sont rares et chers dans notre canton et la construction de parkings se heurte quasiment toujours à des oppositions coûteuses et chronophages.
Par ailleurs, construire des parkings sur notre territoire est nettement plus onéreux : une place dans un parking souterrain coûte au moins 50'000 francs à Genève !
Autre avantage du projet soumis au vote, le canton n'aura pas à assumer les frais de fonctionnement annuels des nouveaux parkings.
Moins de 3,2 millions pour des infrastructures qui permettront de soulager les routes genevoises est à l'évidence une opération gagnante pour les Genevois.