Rendez-vous avec Cyril Aellen

Tous les mercredis à 18h15

Genève demain : rendez-vous avec Cyril Aellen du 24 février 2020

Quelles perspectives pour la formation ? Quels objectifs et quels moyens à mettre en œuvre ?

Extraits :

  • Développer l’apprentissage dual

L’école / la formation obligatoire jusqu’à 18 ans, introduite depuis quelques années à Genève a permis d’aider les jeunes qui, parfois restaient au bord de la route en les aidant à trouver leur voie, précisément en les scolarisant. La formation duale est tout aussi importante, car elle permet d’intégrer les jeunes dans le monde professionnel très tôt, en les confrontant à l’aspect pratique, tout en leur donnant les bases théoriques nécessaires que leur apporte la formation. Il faut aussi contribuer à donner une image positive à l’apprentissage dual, en le valorisant et en le rendant plus sexy.

  • Délester les enseignants de l’administratif et leur permettre d’enseigner plus

Aujourd’hui, les enseignants passent de plus en plus de temps à s’occuper de tâches administratives, au détriment des heures passées à enseigner. Cette bureaucratie croissante est regrettable et il faut remettre au centre le rôle de l’enseigner : celui d’enseigner, de transmettre son savoir à ses élèves et d’échanger.

  • L’école est le meilleur moyen de tendre vers une égalité des chances

L’égalité des chances est un principe fondamental de notre société, auquel je crois profondément. L’école est le meilleur moyen de tendre vers une société où chacun doit, indépendamment de ses origines, de son milieu familial ou de ses capacités, avoir la possibilité de se réaliser et d’atteindre les objectifs qu’il s’est posé.

  • Utiliser la technologie dans l’enseignement, mais là où elle a une réelle valeur ajoutée

La crise liée à la pandémie de la COVID que nous avons vécue, notamment durant la première vague qui a impliqué une fermeture des écoles à montrer à quel point nous n’étions simplement pas prêts à utiliser les outils technologiques dans le domaine de l’enseignement. En même temps, la technologie a prouvé toute son utilité à ce moment-là et bien que des lacunes aient pu être identifiées, elle a su démontrer à quel point elle pouvait palier, dans une certaine mesure, à l’impossibilité de se rencontrer. Avoir des tablettes par exemple n’est pas une fin en soi, encore faut-il avoir un cadre, des connaissances et des outils adéquats pour les utiliser de manière adéquate.

  • Favoriser les échanges entre régions linguistiques

Nous avons la chance de vivre dans un pays multilingue. A Genève, nous avons une énorme marge de progression pour favoriser les échanges et utiliser ce levier. La plupart des cantons organisent des échanges dès le plus jeune âge. A Genève, les échanges avec d’autres régions linguistiques sont l’exceptions plutôt que la règle. Cela doit changer.

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Genève demain - rendez-vous avec Cyril Aellen du 17 février 2021

Quelles perspectives pour l’agriculture et la production locale à Genève ?

En trois adjectifs : Genève doit ré-apprendre à consommer local, à innover grâce à la technologie et à contribuer au développement durable de notre région.

Extraits :

  • Le consommateur doit valoriser la production locale en réapprenant à consommer local

L’agriculture genevoise est en réalité un secteur très dynamique qui créé sur son petit territoire des produits de très haute qualité. De plus, Genève produit une grande et riche variété de produits :  fruits, légumes mais également céréales, fleurs, lait, viande, vins, bières et bien d’autres produits. Il y a un réel effort de communication à mener pour valoriser ces produits de grande qualité auprès d’un public qui, parfois, ne connaît pas son existence mais qui, lorsqu’il en connaît l’existence, les consomme avec plaisir et généralement sans modération.

  • L’agriculture et la viticulture doivent innover et être soutenus par les pouvoirs publics pour leur engagement

L’exiguïté du territoire et le fait que les exploitations agricoles sont de taille modeste à Genève ont toujours obligé les agriculteurs à être innovants et à faire confiance notamment dans la technologie pour produire plus et mieux. Genève a été pionner en soutenant officiellement à travers l’Etat son agriculture en développement notamment les labels valorisant la production et la consommation locale tels que le label Genève Région - Terre Avenir (GRTA) ou le label Fourchette Verte. Les agriculteurs sont des entrepreneurs et bien qu’ils doivent assumer le risque qui incombe à tout chef d’entreprise, il est aussi du rôle de l’Etat de les soutenir et de valoriser leur travail qui contribue à la qualité de vie dans notre région.

  • L’agriculture doit investir afin de produire de manière durable et respectueuse de l’environnement

Il est important que les agriculteurs soient considérés comme de vrais partenaires de discussion pour diminuer l’impact de leur activité sur l’environnement. Il faut cesser de les pointer du doigt comme des pollueurs, mais les accompagner dans la transition écologique qui s’annonce. Cet enjeu va plus loin car il permet d’allier plusieurs points cardinaux et qui ont toujours été présents dans le monde agricole tels que la question de la souveraineté alimentaire et de la garantie d’une certaine indépendance vis-à-vis de l’étranger. L’absence de traitements par des produits phytosanitaires est également importante et si c’est naturellement vers cela que l’agriculture doit tendre à terme, il ne faut pas l’aborder de manière brutale et dogmatique sans mesurer les conséquences d’initiatives extrémistes et jusqu’au-boutistes. L’agriculture sait s’adapter et s’adaptera.

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Genève demain : rendez-vous avec Cyril Aellen – 10 février 2021

Quelles perspectives professionnelles pour les jeunes à Genève ?

En trois adjectifs : Genève doit investir dans une formation de pointe, complémentaire et diversifiée.

Extraits :

  • S’adapter aux changements et remettre l’interaction sociale au centre de la vie des étudiant-e-s :  les étudiant-e-s et jeunes en situation de formation doivent pouvoir échanger, pas uniquement à distance

Les années estudiantines figurent souvent dans les souvenirs de chacun comme « les plus belles années » de la vie dans son passage à la vie d’adulte. Même si les études et l’acquisition du savoir remplissent l’essentiel de l’emploi temps des jeunes en formation, il y a également d’autres éléments qui façonnent la vie d’un-e étudiant-e : les interactions sociales avec ses camarades, les débuts dans le milieu professionnel via des stages ou des petits jobs, l’engagement pour certains sous diverses formes auprès de la collectivité : armée, service civil ou encore engagement associatif.

  • Valoriser l’apprentissage professionnel et académique, sous toutes ses formes : Le monde du travail est exigeant et il valorise la formation de haut niveau, quel qu’elle soit

Les jeunes d’aujourd’hui l’ont bien compris : la période qui succède au parcours scolaire obligatoire et précède la première expérience professionnelle est principalement composé soit, d’un apprentissage professionnel soit d’un apprentissage académique. Or, les deux sont complémentaires pour le monde de l’économie et on les oppose encore trop souvent, l’un contre l’autre, ce que je regrette. Il faut changer cela et je m’y engage, notamment en valorisant la formation duale, qui souffre encore d’un déficit d’image à Genève. Prenons exemple sur nos amis des cantons alémaniques : ils ont compris depuis bien longtemps que suivre la voie d’une formation professionnelle pratique et toute aussi valorisante et valorisée sur le marché du travail qu’une formation académique.

  • L’Etat doit investir dans la formation : l’enjeu principal pour une société est de former efficacement et suffisamment celles et ceux qui seront les forces vives de la société de demain

En tant que candidat au Conseil d’Etat, je considère que l’un des rôles principaux de l’Etat est de garantir une formation de haut niveau, qui satisfasse les besoins de l’économie. Même si la formation initiale constitue encore le précurseur d’une carrière dans le monde du travail, les travailleurs sont amenés à s’adapter aux changements et chacun sera amené à changer plusieurs fois de travail. Le rôle de l’Etat, c’est notamment d’anticiper les besoins de demain et de fournir les outils en matière de formation continue dans les domaines professionnels qui évoluent. Dans de nombreux domaines, la formation de base ne suffit d’ailleurs même pas pour répondre aux besoins : c’est le cas dans le domaine de la santé par exemple. Le corollaire à une limitation de l’engagement de la main d’œuvre étrangère, c’est de former efficacement et suffisamment nos jeunes, chez nous.

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Genève demain : rendez-vous avec Cyril Aellen – 3 février 2021

Administration : comment revaloriser la fonction publique ?

Extraits:

  • Comment garder ses convictions politiques, une fois élu ?Avoir des convictions et les garder est essentiel lorsque l’on fait de la politique. Savoir être collégial et respecter le consensus une fois élu dans un exécutif, aussi.

J’ai des convictions fortes et une ligne politique claire, que je m’attèle à défendre depuis que j’ai décidé de m’engager en politique. Cela fait maintenant 8 ans que je suis élu au Grand Conseil et j’éprouve un plaisir tout particulier à essayer de construire des majorités et trouver des compromis avec mes collègues, même s’ils ne sont pas du même bord comme moi. L’objectif en tant qu’élu c’est de répondre aux besoins et aux attentes des citoyens, c’est ce que je m’attèle à faire au quotidien dans mon engagement, tout en restant fidèle à mes valeurs.

  • Comment innover dans la fonction publique ?Par exemple et très concrètement en donnant la possibilité aux collaboratrices et aux collaborateurs de l’Etat d’agir avec plus de souplesse et d’agilité, en se focalisant sur l’atteinte des objectifs et en privilégiant la confiance

Les attentes de la population envers l’Etat sont grandes et légitimes. Aujourd’hui plus que jamais avec la crise économique et sanitaire à laquelle nous faisons face. C’est le rôle de l’Etat d’y répondre en délivrant des prestations publiques efficaces et efficientes. Le principal pilier de l’administration pour y parvenir repose sur ses fonctionnaires. Il faut que ceux-ci puissent agir efficacement et de manière agile dans la délivrance des prestations publiques. Aujourd’hui, le poids de la bureaucratie et le contrôle par les strates hiérarchiques sont trop rigides et devraient être allégées pour que les employé-e-s de l’administration puissent

  • Alourdir la dette publique en tant de crise, qu’en pensez-vous ? Par beau temps, il n’est pas justifiable de s’endetter. En situation de crise et lorsqu’il s’agit de préserver les emplois de demain, investir dans l’avenir, quitte à s’endetter est légitime.

Le train de vie ordinaire de l’État doit se réduire à son plus simple appareil. Toutefois, nous évoluons actuellement dans une situation extraordinaire, sur plusieurs plans et il est de notre devoir d’élus de soutenir celles et ceux qui ne peuvent pas travailler aujourd’hui à cause des restrictions auxquelles ils font face. Soutenir le tissu économique aujourd’hui, c’est le préserver lorsque l’on sortira de la crise que nous vivons en les aidant à se relever. Des investissements doivent également être consentis dans les secteurs qui en ont besoin, notamment dans le domaine de la formation et de la santé.

  • On fête cette semaine les 50 ans du droit de vote des femmes en Suisse, qu’est-ce que cela vous inspire ? L’égalité en droit et en devoir est un principe fondamental, auquel je crois et pour lequel je m’investis.

Cela peut paraître anecdotique pour certains mais je me rappelle avoir été frappé lorsque j’avais 18 ans, de me dire que ma majorité rimait avec l’acquisition tant attendue de mes droits politiques alors que ma propre mère, n’y avait pas eu droit lorsqu’elle-même a acquis la majorité. Aujourd’hui les choses ont fort heureusement bien évolué. Toutefois et je le constate dans mon travail de parlementaire, les inégalités dans certains domaines subsistent et en tant que libéral, cela me heurte. Il me tient à cœur dans ma fonction d’élu d’identifier ces inégalités et d’imaginer des solutions concrètes pour les abolir.

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Genève demain : rendez-vous avec Cyril Aellen – 27 janvier 2021

Comment Genève doit se positionner vis à vis du handicap?

En quelques mots : Genève doit soutenir le sport, sous toutes ses formes : amateur, professionnel et soutenir, de manière inclusive le sport avec handicap.
Extraits :

  • Qu’est-ce qu’une société inclusive ? Une société inclusive se distingue par le fait qu’elle donne sa chance à chacune et chacun.

Chaque citoyenne, chaque citoyen doit pouvoir participer et trouver sa place dans la société. Chacune et chacun, de par son identité et son vécu doit avoir la possibilité de le faire dans une société inclusive. Les obstacles à l’égalité des droits et des chances doivent être levées. Une partie de cette réponse est en donnant une égalité des droits et, d’une certaine manière, des chances à chacune et chacun. La différence de chacun-e fait la force de notre société, j’en suis convaincu.

  • Comment intégrer au mieux les personnes en situation de handicap dans notre société ? En donnant la possibilité à chacune et chacun de pouvoir développer son plein potentiel, en levant les obstacles auxquels la société les confronte.  

L’inclusion de toutes et tous, doit être le maître mot. Un moyen d’y parvenir, c’est également que la société, en tant que collectivité d’individus vivant ensemble, offre les solutions permettant une meilleure accessibilité à celles et ceux qui en ont besoin. Pour y parvenir, il faut lever les obstacles auxquels ils sont confrontés. Chacune et chacun doit avoir la possibilité, en fonction de ses propres capacités, de développer tout le potentiel dont il dispose, en fonction de ses motivations et de ses objectifs personnels.

  • Comment insuffler la notion d’inclusivité dans le monde de l’entreprise ? L’Etat doit fixer le cap et les entreprises ont une responsabilité morale à intégrer les personnes en situation de handicap

Il est dans l’intérêt des entreprises d’intégrer les personnes en situation de handicap, autant que possible et en valorisant ce qu’elles peuvent apporter. Dans ce domaine-là et bien que je sois libéral, une instauration de quotas transitoires peut être une piste à creuser. Mais au-delà des quotas, parfois stigmatisants, il faut se fixer des objectifs ambitieux et concrets d’inclusion dans le monde de l’entreprise. Aujourd’hui, on ne remet par exemple plus en cause le bien-fondé de l’inclusion de l’apprentissage dans le domaine professionnel. Les entreprises formatrices ont bien compris qu’elles ont tout à gagner à former leur relève.

  • Quel est le rôle de l’Etat dans le domaine de la construction pour garantir l’accessibilité aux personnes en situation de handicap ? il faut que l’Etat fournisse un cadre législatif clair et exigeant pour les nouvelles structures mais à la fois souple afin ne pas générer de rigidité inefficace, voir contre-productive.

Gouverner c’est prévoir : en l’occurrence l’Etat doit exiger que les nouvelles constructions et les nouvelles infrastructures publiques puissent accueillir tout le monde. Il y a également un coup d’accélérateur à apporter pour moderniser et rendre accessibles les infrastructures publiques et les immeubles qui ont été construits il y a longtemps et qui ne tiennent pas compte de ces besoins. Les investissements nécessaires devraient être consentis, en concertation et en coordination avec les acteurs des milieux concernés.

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Rendez-vous avec Cyril Aellen du 20 janvier 2021

Quelle culture pour Genève ?

En trois adjectifs : Genève doit maintenir un tissu culturel et artistique riche, accessible et diversifié.
Extraits :

  • Favoriser toutes les formes de culture et la rendre accessible : les Genevois-e-s doivent pouvoir accéder à toutes les formes d’art et de culture, qu’elles soient subventionnées ou non.

Il ne faut pas opposer les segments de la culture entre eux. La culture est primordiale au développement de chacun. Il faut rendre toutes les cultures accessibles à celles et ceux qui veulent y avoir accès. La culture est un bien précieux, qu’il faut appréhender dans sa globalité. Plusieurs pistes et outils s’offrent à cette stratégie d’ouverture en incitant les acteurs culturels et des établissement publics par exemple en incitant fiscalement (taxe professionnelle, taxe touristique, etc.). Une autre piste consisterait à développer davantage les partenariats publics-privés (PPP) dans ce domaine. La Cité de la musique est un superbe projet qui va en ce sens.

  • Simplifier les lourdeurs administratives pour les acteurs culturels : Le monde de la culture doit concentrer ses efforts sur la création de valeurs et pas à la bureaucratie.

Une piste très simple et efficace qui existe dans plusieurs villes, c’est de centraliser l’information et rendre l’accès à l’administration via la création d’un guichet unique et centralisé. Le rôle de l’administration doit être de soutenir et de simplifier la vie des acteurs culturels, pas de la compliquer par des formulaires et de la bureaucratie chronophage. La simplification du système est primordiale pour laisser libre cours à la création et cela est valable encore plus que jamais dans une période compliquée comme celle que nous traversons aujourd’hui.

  • L’Etat doit assumer les conséquences de ses décisions : si l’Etat prend des mesures qui limitent l’activité des entreprises, l’Etat doit indemniser complètement les pertes.

Les entreprises et les entrepreneurs doivent assumer les risques liés à leur activité en temps normal, c’est ma vision d’une économie libérale et prospère. En revanche, lorsque l’Etat prend des mesures qui limitent l’activité des entreprises et les privent ainsi de leurs revenus, ces dernières doivent être compensées à la hauteur de la perte du gain qu’elles subissent. Il en va de la survie de notre tissu économique, du maintien de nos emplois et d’une certaine prospérité.

  • Envisager la sortie de crise dès aujourd’hui : il faut planifier la sortie de la crise que nous traversons et se préparer à un retour à une vie culturelle et sociale riche et diversifiée.

Gouverner c’est prévoir : en l’occurrence l’Etat doit envisager de quoi l’avenir post-COVID sera fait, or ce n’est pas ce qu’il fait. Pour cela, il existe des solutions concrètes telle que par exemple la création d’une plateforme de l’emploi permettant aux entreprises qui en ont besoin de disposer immédiatement d’une main d’œuvre qualifiée grâce des ponts entre les secteurs qui n’ont plus de travail et ceux qui en demandent. Certains secteurs sont en réalité bien plus proches qu’on ne le pense. Des formations facilitant ces transitions professionnelles doivent être proposées tant par l’Etat que par les associations professionnelles. C’est le cas en particulier dans le secteur des services. Ce qu’il faut à présent, c’est un plan de route pour retrouver nos libertés dès que cela sera possible. La gestion de la crise est évidemment importante, mais l’après crise l’est tout autant.

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Rendez-vous avec Cyril Aellen du 13 janvier 2021

Quel développement pour Genève ?

En trois adjectifs : Genève doit se diriger vers un développement dynamique, de qualité et maîtrisé.

Extraits :

  • Construction de logements : Les gens ont envie d’accéder à la propriété, je l’entends autour de moi.

Aujourd’hui, on ne construit presque plus pour la classe moyenne qui ne demanderait pourtant qu’à devenir propriétaire de son logement. Il est dommage de voir la classe moyenne quitter Genève pour aller s’établir en France ou dans le canton de Vaud. C’est surtout dommageable à plusieurs niveaux : d’un point de vue fiscal car cela génère des pertes, d’un point de vue de l’accroissement de la pression sur les infrastructures de mobilité et également d’un point de vue de la mixité sociale. Il est de notre intérêt de construire ici pour nos enfants.

  • Mobilité / transports : La complémentarité des moyens de transport doit être la clef pour la mobilité de demain.

Que ceux qui peuvent et ont l’envie de se déplacer à vélo puisse le faire, sur des aménagements sécurisés et de qualité. Pour les autres, il convient d’assurer une offre performante en transports publics. Mais il existe aussi des transports qui ne peuvent être effectués qu’au moyen de véhicules motorisés, tels ceux des artisans ou les personnes à mobilité réduite : Ces derniers ont aussi le droit de se déplacer dans notre canton de manière fluide et efficace.

  • Architecture : Il faut construire mieux, notamment d’un point de vue qualitatif.

Aujourd’hui le plus petit dénominateur commun des différents intérêts en jeu l’emporte souvent dans les projets de construction. Le résultat est souvent décevant. Il faut valoriser les projets qui, d’une manière générale, construire un habitat de qualité. La qualité ne doit pas seulement être esthétique : elle doit aussi tenir compte des impératifs énergétiques et des exigences de confort des habitants

  • Végétation / arbres : La question des arbres est fondamentale dans un milieu urbain aussi dense que Genève parce qu’elle participe à la qualité de vie.

Dans ce domaine, il faut toutefois faire preuve de pragmatisme et il faut avoir le courage d’opérer des choix : il paraît évident que les arbres d’envergure et d’importance patrimoniale, lesquels participent notamment à l’amélioration de la qualité de l’environnement doivent être davantage préservés dans les projets d’aménagement. En revanche, il faut aussi que les aménagements nécessaires puissent être réalisés ; cela implique d’inévitables coupes. D’une manière générale, mais surtout dans cette dernière hypothèse, l’environnement paysager et l’arborisation des lieux de vie doivent impérativement faire partie des projets de construction.

  • Grands projets urbains : Il ne faut pas avoir peur de construire là où c’est possible et pour toutes les catégories de la population.

Les grands ensembles qui ont été construits dans les années 50-60 et où il fait souvent bon vivre encore aujourd’hui devraient être des modèles d’inspiration pour le développement d’un habitat qualitatif : des logements répondants aux besoins de ses habitants, une part belle à la végétation et aux espaces de sport et de loisir ainsi que des accès à une mobilité fluide et efficace sont les éléments les plus importants. Les infrastructures publiques (écoles, transports, commerces, lieux culturels, …) doivent être mieux anticipées.

Genève demain avec Cyril Aellen

Un rendez-vous à retrouver tous les mercredis dès 18h15 sur le FB live du PLR Genève ou par zoom

Chaque semaine, nous vous proposerons une demi-heure en compagnie du candidat PLR à l’élection complémentaire au CE, une demi-heure dédiée à un thème qui lui tient à cœur.

Chaque mercredi, Cyril Aellen recevra un spécialiste du domaine qui lui posera toutes les questions qu’il souhaite.

A l’issue de cette discussion, vous pourrez vous aussi poser vos questions en commentaires sur FB ou par le chat zoom.

Prochain rendez-vous:

  • Mercredi 3 mars

Les nouvelles cultures de travail au sein du service public 

Cyril Aellen abordera ce thème avec Robert Monin, Directeur Ressources humaines et environnement travail aux SIG

Lien Zoom