"Notre position est constante et parfaitement audible: notre priorité absolue, c’est la sécurité de la population, des commerces et des entreprises. Aujourd’hui, il faut le dire avec lucidité: tous les signaux sont au rouge", a déclaré Jean-Pierre Pasquier, député PLR.
Grâce au PLR, une session extraordinaire consacrée au G7 s'est tenue jeudi 28 mai. Et grâce à cette pression du parlement, la magistrate chargée de la sécurité a enfin annoncé des mesures. "Sans cela, soyons francs, nous serions encore dans la tergiversation, malgré les inquiétudes plus que légitimes de la population", a souligné Jean-Pierre Pasquier.
Risques de débordements et de pillages
Le PLR a pris acte de l’arrêté du Conseil d’État du 20 mai, qui prévoit l’interdiction générale des manifestations du 12 au 17 juin, à l'exception du dimanche 14 juin, à partir de 16h, selon un parcours défini, sur la rive droite et à l'exception du Pont du Mont-Blanc. "C’est insuffisant!", a déclaré Jean-Pierre Pasquier. Il a expliqué que face aux "risques de débordements, d'émeutes et de pillages, la tolérance zéro doit être appliquée: intervention immédiate des forces de police, réaction rapide et application stricte des règles."
Le chef de groupe, Murat Julian Alder a rappelé le traumatisme de 2003. "Ces scènes de guérilla urbaine n'ont pas leur place à Genève en 2026. Notre canton n’a pas à servir contre son gré de zone de manifestation pour la France! Chaque liberté peut faire l’objet d’une restriction et la liberté de manifestation n’est pas au-dessus des autres libertés. Le droit à la sécurité, la liberté économique et la garantie à la propriété l’emportent sur le droit de manifester dans le contexte du G7."
Le PLR déplore le refus de son projet de loi par une majorité constituée de la gauche, du MCG et de LJS. Le PLR poursuivra son combat en faveur de la sécurité des Genevoises et Genevois.