Depuis 2024, le nombre de nouveaux dossiers à l’aide sociale a augmenté de 19% et le nombre de jeunes âgés de 18 à 25 ans bénéficiant de l’aide sociale a même explosé.
Il apparaît ainsi que, pour certains jeunes, il peut être plus avantageux de bénéficier de l’aide sociale plutôt que de faire une formation professionnelle ou de travailler dans un secteur à forte pénurie de main d’œuvre.
L’objectif de l’aide sociale est principalement d’être un tremplin vers l’indépendance, et surtout chez les jeunes, mais elle est difficile à atteindre lorsque l’effort peut sembler moins bien récompensé qu’une formation professionnelle.
Fixer le principe selon lequel les prestations sociales accordées à un jeune entre 18 et 25 ans ne doivent jamais être plus avantageuses que le salaire reçu en formation professionnelle évite ainsi de rendre l’aide sociale plus attractive que la formation.
Cela permet donc de mettre fin à un des possibles travers de la loi tout en restant conscient de la nécessité temporaire d’octroyer l’aide sociale aux jeunes dits « en rupture ».
Pour le PLR, il est impossible de se contenter de constater la précarité à Genève et de rester les bras croisés en regardant passer les trains. Plutôt que de subir, il faut agir.
Nous proposons donc :
- De garantir que l’aide sociale ne soit jamais plus avantageuse pour un jeune qu’une formation professionnelle ;
- De rendre le bénévolat obligatoire, particulièrement chez les jeunes ;
- D’insérer les jeunes dans le marché du travail en absolue priorité dans les secteurs d’activité à forte pénurie de main d’œuvre tels que la santé.
En outre, le PLR demande que toutes les prestations financières dites « circonstancielles » soient versées sur la base de frais effectifs et non plus sur la base de forfaits et allège le dispositif de la loi sur l’aide sociale en privilégiant des études ciblées sur la précarité à Genève à une lourde et coûteuse machine étatique.
Ces propositions ont pour avantage de responsabiliser davantage les jeunes bénéficiaires de l’aide sociale en valorisant la formation professionnelle et le monde du travail tout en contribuant activement au bien commun. Elles permettent aussi de renforcer les contrôles et d’alléger l’administration.