Les Jeunes Libéraux-Radicaux s'opposent à l'initiative "Pour une contraception gratuite" et saluent l’annonce de la prise en charge du préservatif par le canton

"La contraception est une affaire privée et pas une affaire d'Etat". Pour les JLR, l'Etat doit se concentrer sur la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, problème majeur de santé publique. 
 

Le 27 septembre, les Genevoises et les Genevois voteront sur l'initiative socialiste qui propose une prise en charge par le canton de tous les moyens de contraception pour toutes et tous. En ce mardi 1er septembre, les Jeunes Libéraux-Radicaux ont lancé la campagne en faveur du NON.

Selon Alexis Couniniotis, président des JLR, "le choix d'un contraceptif appartient à chacun, il s'agit d'une affaire privée. L'État n'a pas à s'immiscer dans notre chambre à coucher." Il dénonce une mesure qui n'a pas de cible précise puisqu'aucun plafond de revenu, ni limite d'âge n'est défini. “Le cadre de 45 ans y aura droit exactement comme l'étudiante de 19 ans. Or, une politique publique doit être ciblée pour être efficace.”

JLR et PLR soulignent qu'il n'y a en réalité pas de "gratuité" mais une prise en charge aux frais du contribuable. Le coût est estimé à 20 millions de francs par an, sans la moindre mesure compensatoire, dans un canton qui vote des budgets déficitaires. Alexis Couniniotis ajoute: "L'estimation ne tient pas compte du coût des consultations, du suivi médical ainsi que des frais administratifs. Le financement de cette charge contrainte ne manquera pas d'exploser, comme cela a été le cas avec la "gratuité" des TPG pour les jeunes."
 

Le vrai enjeu: lutter contre les IST

En revanche, la prise en charge du préservatif décidée par le Conseil d'Etat  est une mesure nécessaire et qui répond à un enjeu de santé publique. “La vraie urgence sanitaire, c'est la progression des infections sexuellement transmissibles (IST), poursuit Lea Di Benedetto, membre des JLR. Dans un contexte où l'usage du préservatif recule, le risque cesse d'être individuel et devient collectif. C'est  le moment où l'État a vocation à agir.”

C'est d'ailleurs la position soutenue par le PLR lors des travaux parlementaires. "Le préservatif est le seul moyen qui protège à la fois des IST et des grossesses non désirées. Il reste le plus utilisé, avec 42 % de recours", insiste Pascal Uehlinger, député PLR, membre de la commission de la santé. Alexis Couniniotis rappelle que cette mesure “doit s'accompagner d'un renforcement de la prévention en milieu scolaire, qui permet de sensibiliser aux risques des rapports non protégés.”

Le 27 septembre, les JLR et le PLR vous invitent à voter NON à l'initiative 198. Non au financement public d'une affaire privée et oui au renforcement de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles.