Selon l’Office fédéral de la statistique, Genève est le deuxième canton affichant le taux d’infractions le plus élevé de Suisse pour 1’000 habitants. Le brigandage, lui, a augmenté de 68% entre 2023 et 2024 dans le canton.
La sécurité est le fondement d’une démocratie fonctionnelle. Or, depuis plusieurs mois, la situation sécuritaire à Genève se dégrade, avec plusieurs cas de home-jacking accompagnés d’événements particulièrement violents.
Le PLR estime que la lutte contre cette forme de criminalité doit être érigée en priorité absolue pour l’État. Le parti, par la voix du député Vincent Subilia, dépose donc ce jour une motion pour un traitement en urgence. Le texte invite le Conseil d’État à mettre en place un train de mesures fermes et concrètes pour rétablir la situation, plus précisément :
- à augmenter immédiatement les ressources opérationnelles sur le terrain pour lutter contre le home-jacking, en redéployant les effectifs, si nécessaire en déléguant la sécurisation des événements non-essentiels ou même en réduisant l’étendue de certaines autorisations d’événements sur la voie publique ;
- à mettre en place le système de Recherche automatisée de véhicules et de surveillance du trafic (RVS), basé sur des caméras de lecture automatique des plaques d’immatriculation, en vue d’identifier les véhicules faisant l’objet de recherches ;
- à restreindre les capacités de passage aux frontières durant la nuit ;
- à faciliter les projets de vidéo-surveillance dans les communes qui le souhaitent ;
- à étendre les contrats locaux de sécurité en collaboration avec les polices municipales ;
Le système RVS est déjà en place en Suisse, par exemple à Berne. Dans ce canton, il permet l’enregistrement d’environ 150 signalements par mois. Un tel mécanisme serait un atout incontestable pour lutter contre la criminalité transfrontalière mais aussi pour soutenir le travail de la police, actuellement confrontée à un manque cruel d’effectifs.
Une action politique forte contre ces home-jacking est aujourd’hui impérative.
Le PLR s’engage fermement pour garantir la sécurité des habitants de tout le canton, sans laquelle nos droits fondamentaux – liberté d’expression, de réunion, de circulation – deviennent théoriques !