La campagne en faveur du OUI au crédit de 39,5 millions pour des infrastructures de mobilité est lancée. Jeudi 27 août, à 11h, les représentants des six associations et des six partis politiques du comité unitaire se sont rassemblés devant la gare des Eaux-Vives, symbole du succès du Léman express, pour appeler les Genevoises et les Genevois à voter OUI à la Loi 13725 le 27 septembre.
L'enveloppe doit permettre de participer au financement des parkings-relais, des bus et des extensions de trams. L'objectif est de réduire le trafic de 15'000 véhicules par jour pour améliorer le quotidien des habitantes et des habitants de notre canton. Six associations (FER, CCIG, TCS, ATE-Genève, Genèvemobilité et actif-trafiC) et six partis politiques (PLR, PS, les Vert.e.s, LJS, Le Centre et les Vert'Libéraux) appellent à voter OUI. Pierre Nicollier (président du PLR Genève et député) a insisté sur la grande union de la gauche et de la droite en passant par le centre mais aussi des milieux politiques, associatifs et économiques. "Rarement on a vu autant d'entités réunies autour d'un objet de votation."
Caroline Marti (présidente ATE-Genève et députée PS) a affirmé: "Genève est la grande gagnante. Elle va bénéficier des effets de ce projet, n'a pas besoin d'utiliser de terrain et n'en finance qu'une faible part". Le budget total des infrastructures concernées est de 182,7 millions. La part genevoise est de 21,6%.
"L'inaction coûte cher"
Selon Yves Gerber (directeur TCS Genève), "les bénéfices de ces mesures concernent l'ensemble de la population genevoise". Il a rappelé que lorsque l'on offre une alternative à la voiture, celle-ci est fortement utilisée, comme cela a été le cas avec le Léman express. Il a enfin précisé que "l'inaction coûte cher. Entre le temps perdu dans les bouchons et les coûts sur la santé des Genevois, la facture s'élève à plusieurs millions chaque année." Pour Mario Marchesini (Vice-président PVL Genève et Directeur adjoint la CCIG), "investir dans les transports publics transfrontaliers, c'est rattraper le retard pris par Genève dans ses infrastructures régionales."
Jean-Marc Guinchard (président et député du Centre) a poursuivi: "15'000 voitures en moins, c'est plus de mobilité pour nos entrepreneurs." Andrea Genecand (vice-président genèvemobilité) a abondé dans ce sens. Relevant que les entrepreneurs et artisans sont nombreux à ne pas pouvoir se passer de leur véhicule, il a déclaré: "Aujourd'hui, le temps perdu dans les bouchons pèse sur nos activités économiques. Les citoyens qui font appel à des transporteurs ou à des artisans en ressentent le coût."
Ce crédit d’investissement permettra de renforcer l’accessibilité aux transports publics pour les travailleurs frontaliers, les pendulaires et les habitants du canton. "En raison de la crise du logement, de nombreux Genevois vivent, travaillent et se déplacent des deux côtés de la frontière. En desservant tout le bassin genevois, ces infrastructures bénéficieront à l'ensemble de la population, ce qui facilitera les temps de trajet et réduira les nuisances", a indiqué Julien Pala (secrétaire général de LJS).
Moins de bruit, moins de pollution
Thibault Schneeberger (coordinateur Romandie actif-trafiC) a pour sa part mis l'accent sur l'impact de la baisse du trafic motorisé sur la pollution de l'air et les nuisances sonores. "C'est d'autant plus important qu'avec les chaleurs estivales, on doit pouvoir vivre les fenêtres ouvertes et aérer son logement. 15'000 véhicules de moins par jour, ce n'est pas un miracle mais c'est un pas dans la bonne direction." Pour Maryam Yunus Ebener (présidente des Vert.e.s): "Ce n'est pas un projet anti-voitures mais un projet pour toutes les mobilités. Et cela va changer la vie des Genevois."
Pour toutes ces raisons, le comité unitaire invite les Genevoises et les Genevois à voter OUI le 27 septembre.
Plus d'informations sur : www.moinsdetrafic.ch