Retour de session du Grand Conseil - juin 2026

Aide financière extraordinaire pour les entreprises dans le cadre du G7 : l’irresponsabilité inexplicable de la gauche et de l’UDC

Le Conseil d’Etat a déposé un projet de loi pour une aide financière extraordinaire d’un montant de 6 millions de francs pour les entreprises dans le cadre de la tenue du sommet du G7.

Bien que déposé trop tardivement aux yeux du PLR, ce projet de loi a au moins le mérite de répondre aux inquiétudes légitimes des commerces exposés à d’importantes déprédations en lien avec les risques et les menaces découlant de la tenue du G7.

En effet, depuis le début du mois de juin, sur la rive gauche comme la rive droite, les entreprises se barricadent à titre préventif. Elles connaîtront hélas probablement une baisse sensible d’activité et risqueront d’importants dommages matériels entre les 12 et 18 juin 2026.

Pour le PLR, ces commerces n’ont pas à subir de quelconques préjudices financiers du fait de la tenue de ce sommet à Evian-les-Bains, située à 45 kilomètres et à une heure de trajet en voiture de Genève, alors que la Suisse ne fait même pas partie du G7.

Dès lors, ce projet de loi n’est ni plus ni moins que la concrétisation du principe de la responsabilité de l’Etat.

Si une large majorité parlementaire a soutenu ce PL, le PLR ne s’explique pas la posture aussi absurde qu’irresponsable des Socialistes, des Verts et de l’UDC, qui ont tous les trois refusé la clause d’urgence, ce qui a pour effet de différer de plusieurs mois l’entrée en vigueur de la loi, et donc, d’empêcher toute indemnisation rapide de ces entreprises.

Or, les commerces genevois, qui n’ont que faire des agendas politiques des différents partis, attendent des réponses claires aujourd’hui et non pas après ce sommet, lorsque les dégâts auront déjà été causés, et encore moins à la rentrée scolaire de l’automne prochain.

Le PLR dénonce cette coalition de l’irresponsabilité constituée des Socialistes, des Verts et de l’UDC, et déplore en particulier l’intransigeance, le jusqu’au-boutisme et l’absence totale de compassion et d’empathie envers les commerçants dont la gauche a fait preuve. Une fois de plus, la gauche aura brillé par sa méconnaissance crasse de la réalité et des besoins des commerces genevois.

 

Financement des retraites de la fonction publique : notre combat continue

À Genève, les retraites des employés de la fonction publique sont financées conformément aux principes suivants :

  • les cotisations de la prévoyance professionnelle sont réparties à raison d’un tiers par l’employé et de deux tiers par l’État, alors que dans le secteur privé, ce financement se fait généralement de manière paritaire (50% / 50 %) ;
  • les rentes sont versées selon le principe de la primauté des prestations, c’est-à-dire que leur montant est fixé en fonction du dernier salaire, alors que dans le secteur privé, elles sont versées selon le principe de la primauté des cotisations, c’est-à-dire que leur montant est fixé en fonction des sommes épargnées par l’assuré.

Ces principes ont pour effet d’offrir aux employés de la fonction publique genevoise des privilèges d’une autre époque, qui n’a plus lieu d’être dans le canton dont l’État est celui qui dépense le plus pour son propre fonctionnement. En d’autres termes, en 2026, il ne se justifie plus d’exiger de l’ensemble des contribuables genevois – dont les employés de la fonction publique font naturellement partie – de financer des cotisations de retraite beaucoup plus généreuses que ce qui se fait partout ailleurs en Suisse.

Lors de la session plénière écoulée, notre député Yvan Zweifel a défendu un projet de loi déposé il y a près de 12 ans par notre ancien député Cyril Aellen, désormais Conseiller national, pour une prise en charge paritaire de la cotisation de prévoyance des employés de la fonction publique.

Le groupe PLR était prêt à accepter un compromis autour d’une répartition à hauteur de 42% à la charge de l’employé et de 58% à la charge de l’État. D’autres groupes souhaitaient par ailleurs relancer le débat du passage de la primauté des prestations à la primauté des cotisations. C’est pourquoi une majorité a préféré renvoyer ce dossier en commission.

 

En finir avec les rixes de bandes de jeunes

Le PLR considère que le premier devoir de l’Etat est d’assurer la protection de ses citoyennes et de ses citoyens. Deux motions visant à quantifier, à identifier et à prévenir le phénomène de la violence de quelques bandes de jeunes, qui a pris des dimensions inquiétantes, ont été déposées par notre député Thierry Oppikofer en 2023 et 2024 et traitées en Commission judiciaire et de la police. Placées en urgence par notre groupe, elles ont fait l’objet d’un déferlement de critiques contre notre parti, les autres groupes oscillant entre déni et hostilité envers le PLR, seul à défendre la sécurité des Genevoises et des Genevois. Néanmoins, la virulence même des opposants a montré que ce sujet était plus que d’actualité. Même la conseillère d’Etat socialiste en charge du DIN a admis que ces textes de qualité avaient permis de renforcer la visibilité des mesures prises par l’Etat dans ce domaine. L’une des motions a d’ailleurs été soutenue par le Centre et le MCG (qui a changé d’avis en cours de débat). Ce débat, après celui sur le G 7, a démontré que le vrai souci de la sécurité publique n’était porté avec conséquence que par le PLR.

 

Pour une simplification de la charge administrative des agriculteurs

Déposée par notre député Geoffray Sirolli, maraîcher et agriculteur de profession, cette motion invite le Conseil d’Etat à rappeler aux autorités fédérales la nécessité de simplifier les dispositions administratives, ainsi qu’à instaurer une « veille » permettant de recueillir les témoignages des difficultés administratives auxquelles sont confrontés les agriculteurs dans le cadre de leur activité professionnelle. Le groupe PLR se réjouit de l’adoption de cette motion à l’unanimité par le Grand Conseil.

 

Affectation des taxes universitaires aux associations estudiantines : pour un véritable libre choix des étudiants de l'Université de Genève

Sur son site Internet, la ”Conférence Universitaire des Associations d'Étudiant.e.x.s” (CUAE) se présente comme ”association faîtière et syndicat des étudiant.e.x.s de l’Université de Genève, et leur porte-parole auprès des autorités universitaires et politiques”. En réalité, depuis plusieurs dizaines d’années, ses actions militantes démontrent qu’il ne s’agit rien de moins que le chapitre universitaire de l’extrême-gauche genevoise. Notre députée Natacha Buffet-Desfayes a donc déposé une motion visant à donner un véritable libre choix aux étudiants de l’UNIGE dans l’affectation de leurs taxes universitaires aux associations estudiantines, afin que celles-ci ne profitent plus systématiquement à la CUAE, comme c’est le cas de longue date.

Hélas, cette motion a été rejetée par une gauche éhontément soutenue par les groupes du Centre et de Libertés et Justice sociale (LJS).