Genève est engorgée par la circulation. Des bouchons chroniques, une qualité de l’air dégradée, les habitants et les entreprises sont durement pénalisés par le trafic quotidien frontalier. La loi 13675 propose une solution pragmatique qui permet un investissement d’avenir pour notre canton. La solution est simple : laisser les voitures aux frontières. Jacques Béné, député au Grand Conseil, nous explique en quoi voter OUI le 27 septembre c'est investir intelligemment pour protéger notre qualité de vie, soutenir notre économie et rendre enfin à Genève l’oxygène dont ses routes ont besoin.
Chaque jour, Genève paie le prix de son succès. Plus de 600'000 déplacements franchissent les frontières du canton et 313'000 véhicules arrivent de France voisine. Résultat : des bouchons chroniques, jusqu'à 5h30 de congestion quotidienne, une qualité de l'air dégradée et une perte de temps qui pénalise aussi bien les habitants que les entreprises.
Face à cette réalité, la loi 13725 propose une réponse pragmatique : agir là où le trafic se forme pour éviter qu'il ne vienne saturer Genève. Le 27 septembre 2026, nous aurons l'occasion de soutenir un projet concret, ambitieux et utile au quotidien.
UN INVESTISSEMENT AU SERVICE DE GENEVE
Contrairement aux idées reçues, cette loi n'est pas un cadeau fait à la France. C'est un investissement au service de Genève. Son objectif est simple : permettre aux pendulaires de laisser leur voiture avant la frontière et de poursuivre leur trajet en transports publics performants. Chaque voiture qui reste hors du canton, c'est moins de trafic sur nos routes, moins de nuisances dans nos quartiers et davantage de fluidité pour ceux qui doivent continuer à utiliser leur véhicule, notamment les artisans, les livreurs, les PME ou les services d'urgence.
DOUZE INFRASTRUCTURES MAJEURES DE MOBILITE
La loi prévoit le financement de douze infrastructures majeures de mobilité. Parmi les réalisations les plus importantes figurent :
un pôle d'échange multimodal à Saint-Genis-Pouilly avec un P+R de 700 places et un bus à haut niveau de service BHNS reliant le secteur du CERN ;
le prolongement du tram jusqu'à Ferney-Voltaire accompagné du P+R du « Bisou » de 500 places ;
l'extension du P+R de la gare de Machilly permettant la création de 140 places supplémentaires, directement connectées au Léman Express ;
un P+R de grande capacité de 400 places à Nangy-Findrol, connecté à l'A40 et au futur BHNS Annemasse-Bonne ;
un P+R de 400 places à Fillière, à proximité immédiate de l'autoroute Annecy-Genève, associé au développement du Car Express.
Au total, ce sont 2'140 nouvelles places P+R qui seront créées ou réalisées. C'est près de trois fois plus que le projet refusé en 2014.
GENEVE NE FINANCE QUE 1/5e DU TOTAL
Mais cette fois, les conditions sont bien différentes de celles de 2014. Les partenaires français sont engagés financièrement, la Confédération participe elle aussi au financement de plusieurs projets et Genève ne versera les fonds qu'au rythme de l'avancement des travaux. Si un projet est abandonné ou modifié, la contribution genevoise est suspendue.
Sur des investissements de plus de 182 millions de francs, le canton de Genève ne participe qu’à hauteur de 39.5 millions soit 1/5e du total.
DES BENEFICES IMPORTANTS ET DES RETOMBEES ECONOMIQUES SIGNIFICATIVES
Les bénéfices attendus sont considérables. Les experts estiment une diminution d'au moins 15'000 véhicules par jour aux frontières, soit environ 5 % du trafic actuel. Certaines douanes particulièrement congestionnées pourraient voir leur charge diminuer de plusieurs milliers de véhicules quotidiennement. Les habitants de Meyrin, du Grand-Saconnex, d'Anières, de Bardonnex, de Perly ou encore de Thônex en ressentiraient directement les effets.
Au-delà de la mobilité, les retombées économiques sont également significatives. Les coûts de la congestion, de la perte de temps et des nuisances sont aujourd'hui immenses.
Voter oui à la loi 13725, ce n'est pas financer la France. C'est investir intelligemment pour protéger notre qualité de vie, soutenir notre économie et rendre enfin à Genève l'oxygène dont ses routes ont besoin.