Retour de session du Grand Conseil - octobre 2026

Avec la gauche, le Centre et LJS, le Conseil d’Etat prive le peuple genevois d’une votation démocratique à propos des limitations de vitesse sur les axes principaux

Le 13 février 2026, le Grand Conseil a adopté une loi élaborée par la Commission thématique « Mobilité » de notre parti, intitulée « pour le respect de la hiérarchie du réseau routier » et portée par notre député et chef de groupe Murat Julian Alder. Ce projet de loi prévoyait une règle très simple : sur les axes principaux (« structurants » au sens de la LCME), la vitesse est limitée à 50km/h, afin de garantir la fluidité des moyens de transports privés et publics. En effet, cette question ne saurait relever de la seule volonté de la magistrate ou du magistrat au Conseil d’Etat qui est en charge du dicastère de la mobilité. Le dernier mot doit revenir au Grand Conseil, subsidiairement au peuple. 

Le 2 octobre 2026, les groupes du Centre et de LJS ont changé leur position et se sont ralliés à la gauche en votant, sur proposition du Conseil d’Etat, l’abrogation de la loi qu’ils avaient pourtant adoptée avec le PLR, l’UDC et le MCG en février dernier. Certes, le Conseil fédéral a récemment durci les conditions auxquelles une collectivité publique pouvait abaisser la limitation de vitesse de 50 à 30km/h grâce à une motion du Conseiller national Peter Schilliger (PLR/LU). Cette révision aborde néanmoins la question sous un angle différent et n’est pas incompatible avec la loi de février 2026. Par ailleurs, un accord a été conclu entre les associations professionnelles actives dans le domaine de la mobilité sur cette question. Le PLR salue le pragmatisme de cet accord, qui est lui aussi compatible avec la loi de février 2026. Toutefois, cet accord n’est valable que jusqu’à la fin de la législature et des recours demeurent pendants auprès de la justice administrative genevoise à propos de cette question. Cet accord n’offre donc pas les mêmes garanties de solidité que la loi votée en février 2026.

Le PLR reconnaît qu’une limitation à 30km/h peut se justifier dans les quartiers résidentiels afin de préserver la tranquillité publique et la qualité de vie des habitants de ces quartiers. En revanche, sur les axes principaux, la limitation à 50km/h se justifie par la nécessité de garantir la fluidité du trafic des différents moyens de transport privés et publics. En définitive, le PLR regrette surtout que le peuple genevois soit privé d’un débat démocratique sur un objet à propos duquel il n’a jamais été consulté. Il continuera néanmoins à œuvrer pour une politique des transports respectueuse des principes constitutionnels de libre choix et de complémentarité des modes de transport et à combattre les velléités idéologiques de ceux qui cherchent à restreindre la liberté de mouvement des Genevoises et des Genevois.

 

 

Adhésion du canton de Genève à l'accord intercantonal sur les marchés publics (L-AIMP)

Le Grand Conseil a adopté un projet de loi permettant l’adhésion de notre canton à l’Accord intercantonal sur les marchés publics, et ainsi, de rejoindre les autres cantons dans un cadre harmonisé. Jusqu’ici, Genève figurait parmi les derniers cantons à ne pas avoir ratifié cet accord, obligeant les entreprises à jongler avec des procédures différentes. L’adoption de cette loi apporte davantage de clarté et de stabilité pour nos entreprises et introduit des critères de qualité, de durabilité et de transparence. Elle contribue à prévenir la surenchère salariale et la corruption, et favorise des marchés publics respectueux des travailleurs.  

Le PLR salue le vote quasi-unanime de ce projet de loi par le Grand Conseil et continuera à soutenir les projets de loi en faveur de nos entreprises.

 

Pour une analyse transversale de l’efficience des politiques sociales genevoises

Cette motion, déposée par notre député Jean-Pierre Pasquier, fait un constat flagrant : le canton de Genève consacre des sommes effarantes pour ses politiques sociales. Elle se base sur une étude réalisée sur mandat de la Fédération des entreprises romandes (FER) qui conclut que Genève présente des coûts supérieurs aux cantons comparables dans chacun des six grands domaines étudiés : aide sociale (+44%), vieillesse (+56%), réductions de primes (+10%), invalidité (+50%), famille et jeunesse (+84%) et chômage (+89%). Au final, Genève dépense près de 3 milliards de francs par an au total !

Cette motion invite donc le Conseil d’Etat à présenter un rapport détaillé et exhaustif pouvant expliquer les écarts entre Genève et d’autres cantons comparables ainsi que de justifier les ressources engagées dans tous les domaines concernés.