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Or donc, le projet de réforme du cycle d’orientation a été rejeté par les votants genevois. Tant mieux. Que de contorsions et avancées hasardeuses ont tiraillé le Département de l’Instruction publique. On connait le cri de Madame Roland sur l’échafaud durant la terreur: "liberté, que de crimes commis en ton nom". Dans un mode très mineur on pourrait dire: "lutte contre l’inégalité des chances, que d’erreurs commises en ton nom". Oh, le rejet n’est pas massif. Signe que l’idée de réévaluer le système du cycle d’orientation, avec plus de profondeur et de participation des professionnels, est à suivre. On en sera alors à une nouvelle direction du Département dans une nouvelle législature. 

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Saisi s’une pétition , le Conseil administratif de la ville de Genève  ne veut pas qu’une salle soit mise à disposition d’Eric Zemmour, dont la venue pour une prise de parole appuyant la diffusion de son dernier livre est prévue pour le 24 novembre. Le Conseil administratif fait, du même coup, pression sur le Conseil d’Etat afin que le polémiste soit déclaré personna non grata. Espérons que le Gouvernement cantonal résistera à cette pression. Car l’époque appelle à la résistance contre tous ceux qui ne se contentent pas de dénoncer une opinion contraire mais veulent l’excommunier et la réduire au silence. 

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Lorsque l’on aime quelque chose, lorsqu’il constitue un socle de votre engagement politique, on s’irrite d’autant plus de voir cette référence utilisée à mauvais escient . Ainsi en est-il du mot liberté brandi comme un slogan contre les autorités à propos de la loi et des mesures anti Covid. On a même voulu et entendu, ,—le pas de l’indécence étant franchi,—certains excités évoquer l’étoile jaune imposée au Juifs dans les temps monstrueux. Certes, à l’instar de Voltaire, sous  réserve de limites graves à ne pas franchir et qu’il ne faut jamais trop resserrer, on doit se battre pour que des opinions qui vous déplaisent aient le droit d’être exprimées. La liberté d’expression est une valeur fondamentale à défendre. Mais alors, on a le droit et surtout le devoir de dénoncer ceux qui défigurent les mots. 

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